Quelles évolutions pour les cartes rechargeables prépayées ?

Quelles évolutions pour les cartes rechargeables prépayées ?

Le principe de la carte rechargeable prépayée est simple: transférer de l’argent sur un support (carte) pour s’en servir jusqu’à ce que le solde soit à zéro. Certains pays l’ont adopté il y a une dizaine d’années déjà : ce moyen de paiement prépayé connaît un grand succès au Japon, au Canada et aux Etats-Unis notamment. 

Ces cartes rechargeables sont anonymes et permettent de payer des achats sur Internet sans avoir à communiquer son code de carte bleue par exemple. Pour les recharger, il suffit de donner du liquide à son buraliste pour obtenir en échange un ticket qui correspond à la somme souhaitée, puis de transmettre le numéro inscrit sur le ticket via un SMS (ou Internet) à un serveur informatique qui les chargera de manière automati­que. Elles peuvent s’utiliser comme une carte bleue pour faire des achats chez les commerçants ou retirer du liquide dans les distributeurs. Elles sont commercialisées sous les marques PCS Transcash, Neocash, Tonéo ou Ultreia, et sont affiliées aux réseaux internationaux MasterCard ou Visa.

Sans lien avec un quelconque compte bancaire, le détenteur de la carte prépayée ne court pas le risque de se faire hacker lors d’un achat sur la toile. Cette forme de paiement convient très bien à des personnes qui souhaitent s’auto-discipliner. En effet, avec ce système, il est impossible d’être à découvert. L’assurance de l’anonymat du paiement permet également d’effectuer des achats en toute discrétion. Mais cette possibilité peut être utilisée à mauvais escient 🙁 . Pour les services anti blanchiment, les buralistes commercialisent en quelque sorte des sésames monétaires anonymes. Les cartes de paiement prépayées sont souvent utilisées par les escrocs, notamment pour transférer des fonds sur un compte à l’étranger.

Des innovations technologiques pour que le paiement prépayé reste à la mode

Ce système de paiement prépayé n’échappe pas aux innovations technologiques. On a vu apparaître par exemple le bracelet prépayé. PayinTech développe depuis quelques années une solution de paiement privatif pour les festivals de musique et autres événements sportifs. Lorsqu’un consommateur arrive sur le lieu de l’évènement il crédite son bracelet d’une certaine somme, son portefeuille restant ainsi en sécurité au vestiaire ou ailleurs. S’il veut consommer une boisson, il lui suffit de passer son bracelet prépayé. Ce bracelet est un mix entre le paiement prépayé et le NFC. Et comme souvent en NFC, Le temps du paiement est annoncé à deux secondes, fluidifiant le passage en caisse.

Le géant des séries à la demande Netflix surfe aussi sur la vague du paiement prépayé. Pour obtenir de plus en plus d’abonnés, aux personnes qui n’ont pas de compte bancaire ou qui sont réticents à l’idée de saisir leurs coordonnées bancaires, Netflix propose trois cartes prépayées de 15, 25 ou 50 euros.

Le système de paiement présente donc de nombreux avantages : il est indépendant du système bancaire, permet de ne pas faire de découvert, et préserve l’anonymat. Mais on l’a vu, ce dernier point peut se retourner contre le système en étant utilisé par des personnes mal-intentionnées. Ce qui n’empêche pas des entreprises du secteur des nouvelles technologies ayant le vent en poupe de se lancer sur ce marché!