Quel avenir pour les monnaies électroniques ?

Quel avenir pour les monnaies électroniques ?

Cet été, le Bitcoin a fait couler beaucoup d’encre. Le 1er août dernier, la police japonaise a arrêté Mark Karpelès, le PDG français de MtGox, plateforme d’échange de la monnaie électronique bitcoin. Il est accusé d’avoir accédé au système informatique de la plateforme et d’avoir falsifié les données de ses comptes. L’occasion pour Limonetik de faire un point sur l’actualité des monnaies électroniques.

Selon une étude de BitPay, plus de 100.000 commerçants du monde entier acceptent actuellement les Bitcoin. Au 2ème trimestre 2015, le nombre de transactions pour la région européenne a atteint un niveau record de 102 221 transactions par trimestre, soit 34 074 par mois.

En Europe, en Amérique du Nord et dans en région Asie-Pacifique, la croissance des volumes de transaction a augmenté de 20 % sur cette même période (2ème trimestre 2015). Mais la région du monde en plein boom sur le sujet, c’est l’Amérique latine ! Ses transactions trimestrielles ont atteint 120 % : elles ont presque doublé.

Faire du Bitcoin une monnaie à part entière

Le comité du Sénat australien va demander au Parlement de considérer le Bitcoin comme une véritable monnaie afin de la réguler avec les taxes tout en luttant contre le blanchiment d’argent. Cette loi forcerait toutes les entreprises australiennes de Bitcoin et autres monnaies électroniques à s’enregistrer auprès des autorités de contrôle afin de fournir toutes les informations sur leurs transactions. Et si l’Australie choisit d’adopter cette recommandation, elle rejoindra alors l’Angleterre et l’Espagne qui considèrent déjà le Bitcoin comme une monnaie. Le Canada et Singapour ont également modifié leur législation anti-blanchiment d’argent pour inclure le Bitcoin.

En France, quelques établissements bancaires se sont emparés du sujet des monnaies électroniques si l’on en croit les pages explicatives dédiées au Bitcoin (Crédit Lyonnais), des articles dans des revues spécialisées éditées par des banques (ex : Magazine Quintessence édité par BNP Paribas) ou encore la Société Générale qui explique s’être mis à la recherche d’un expert pour commencer à travailler sur le Bitcoin. Même si aucune grande banque française n’a officiellement démarré d’activités commerciales avec le Bitcoin, elles semblent se préparer dans l’éventualité très probable d’une démocratisation rapide des monnaies électroniques. De l’autre côté de la Manche, c’est la Banque d’Angleterre qui a abordé la question suivante : « Les banques centrales doivent-elles s’inspirer de Bitcoin pour créer leurs propres monnaies numériques ? » dans un document publié sur le site One Bank Research Agenda.

 Selon l’étude de BitPay, les principaux secteurs d’activités qui acceptent le Bitcoin sont les sociétés de l’IT, les plates-formes de cartes-cadeaux, les services financiers et les places de marché. Les monnaies électroniques semblent gagner du terrain petit à petit. L’avenir nous dira si la monnaie virtuelle remplacera un jour la monnaie traditionnelle!