Marché russe : savoir adapter ses solutions de paiement

Marché russe : savoir adapter ses solutions de paiement

[quote]Christophe Bourbier, Président de Limonetik[/quote] 

Trente millions d’acheteurs en ligne pour un volume d’affaires e-commerce de 16 milliards de dollars en 2013, c’est ce que propose la Russie pour les e-marchands du monde entier. Véritable Eldorado, la Russie ne compte pas s’arrêter là : les experts du commerce électronique mondial table sur un volume d’affaires de 36 milliards de dollars en 2015 et de 72 milliards en 2020, selon une étude du East West Digital news survey. Mais pour conquérir ce marché immense, il va falloir adapter ses solutions de paiement aux solutions russes.

Pour percer ce marché, outre le fait de traduire son site web en russe, respecter la législation et régler les problématiques de logistique et de devises, il s’agit de s’aligner sur les habitudes de paiement locales. Le règlement en liquide reste très populaire dans le pays de Vladimir Poutine. Y compris sur les sites de e-commerce. En effet, le paiement par cash à la livraison ou le paiement via des terminaux physiques ne sont pas rares chez les internautes russes.

L’e-wallet constitue le paiement alternatif le plus utilisé en Russie

Les méthodes de paiement alternatives enregistrent une forte croissance ces dernières années, on pense notamment aux porte-monnaie électroniques, aux monnaies virtuelles ou aux virements bancaires. C’est le e-wallet qui arrive sur la première marche du podium des paiements alternatifs les plus utilisés par les Russes.

Yandex, WebMoney et Qiwi se partagent ce marché émergent. Qiwi a comme particularité de proposer deux manières de régler ses achats online : par un porte-monnaie électronique ou par cash. Le moteur de recherche le plus puissant en Russie, Yandex, a lancé sa propre solution e-wallet. Disponible sur plus de 20 000 sites marchands russes, cette solution est utilisée par pas moins de 15% des internautes du pays pour régler leurs achats. C’est Webmoney qui récence le plus d’usagers : ils sont 14 millions à se servir de ce mode de paiement. Ce cyberacheteur dispose, en tout, de 4 types de connexions différents pour régler ses achats.

Certaines compagnies ont compris tout l’intérêt de s’adapter au marché russe, c’est le cas d’Ingenico. Le leader mondial des solutions de paiement intégrées veut profiter du développement du marché russe en se rapprochant un peu plus de ses clients locaux. Ingenico a annoncé au mois de juillet le démarrage au sein d’une usine russe de sa production de terminaux de paiement basés sur la plateforme Telium 2.

Une entreprise de e-commerce qui ne proposerait pas à ses clients russes les méthodes de paiement évoquées plus haut se priverait d’une grande partie de la population.